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Grenelle II : Plusieurs dispositions sur l’eau

Le Conseil des ministres a adopté le 7 janvier dernier le projet de loi Grenelle II qui doit venir compléter le premier volet du Grenelle voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 21 octobre dernier. Plusieurs dispositions concernent directement le domaine de l’eau.
Du bâtiment à la santé en passant par l'urbanisme et les transports, le projet de loi d'engagement national pour l'environnement dit aussi «Grenelle II », présenté par Jean-Louis Borloo le 7 janvier dernier, ratisse large…

Le texte, très dense, comporte plus d’une centaine d’articles répartis sur 6 thèmes dont deux au moins concernant directement la gestion de l’eau. Voici les principales dispositions touchant au domaine de l’eau :

Agriculture : les pesticides plus encadrés
Le chapitre 1 du titre 4 comporte plusieurs dispositions concernant l’agriculture. Les articles 36 à 38 renforcent le dispositif de professionnalisation de la distribution et de l’application des produits phytopharmaceutiques.

Une certification spécifique pour les services de conseil rendus indépendamment de la vente ou de l’application est introduite et le système des sanctions existantes intègre de nouvelles exigences en matière d’agrément et de certification.

L’article 40 vise quant à lui à limiter l’utilisation des produits phytopharmaceutiques par les particuliers, en interdisant la publicité à destination des jardiniers amateurs.

L’article 41 complète et renforce le dispositif existant pour la protection des captages en limitant ou en interdisant certains produits dans ces zones. Objectif : identifier et protéger 500 captages, en 2012. À l'issue d'une période de 3 ans, le préfet pourra rendre ces mesures obligatoires si les résultats s’avèrent insuffisants.


Zones humides : les agences à la rescousse
L’article 51 vise à favoriser l'achat de zones humides par les agences de l'eau, à des fins de conservation environnementale. La métropole compte aujourd’hui environ 1,5 millions d’hectares de zones humides qui constituent d’importants réservoirs de biodiversité et sont un facteur d’amélioration de la qualité des eaux superficielles tout en diminuant les risques d’inondation.

Or ces zones sont menacées par l’extension de l’urbanisme ou des changements d’usage des terres. Le Grenelle a donc conclu l’engagement d’acquérir dans les 5 ans 20.000 hectares de zones humides menacées.

L’article 52 propose la généralisation progressive des bandes enherbées de 5 m le long des cours d'eau. S'agissant des terrains agricoles, cette obligation s'effectue notamment par la conditionnalité, progressivement étendue à de nouvelles cultures et par l'obligation prévue au titre des quatrièmes programmes d'action (2009-2013) en zones vulnérables au titre de la directive nitrates.


Gouvernance : les EPTB renforcés
Plusieurs articles touchent directement au cadre institutionnel. L’article 55 propose ainsi qu’en l’absence de structure locale, ce soit la chambre d’agriculture qui assure le rôle d’organisme unique auquel le préfet délivre une autorisation de prélèvement pour le compte de l’ensemble des préleveurs irrigants, dans un périmètre délimité.

L’article 56 vise à développer la coopération intercommunale en encourageant la création d'établissements publics territoriaux de bassin (EPTB). Leur rôle sera renforcé en leur confiant l’élaboration et le suivi des schémas d’aménagement et de gestion des eaux, en l’absence d’une structure de coopération intercommunale dont le périmètre recouvre la totalité du périmètre du SAGE.

Autre disposition importante, la mise en place d’un service unifié de l’assainissement dans les agglomérations est encouragée. Eaux pluviales et eaux usées constituent des eaux urbaines polluées, souvent drainées par les mêmes collecteurs, le service des eaux pluviales et le service d’assainissement se trouvant tous deux confrontés à des problèmes de conformité de branchements, de capacités de transfert d’effluents et de traitement avant rejet au milieu naturel.

L’entrée en vigueur de cette disposition sera toutefois reportée à 2012 pour permettre aux communautés de délimiter les zones concernées et de préparer la mise en place des services, chacun gardant sa spécificité : service public administratif pour les eaux pluviales, service public industriel et commercial pour les eaux usées.

En matière d’assainissement non collectif, l’article 57 permet aux communes d'effectuer des travaux d'office pour mettre en conformité des installations.

Réseaux : Inventaires et programmes de travaux désormais obligatoires
L’article 58 du projet de loi concerne la réduction des fuites dans les réseaux d'eau, en rendant obligatoire la réalisation d'un inventaire du patrimoine.

A l’heure actuelle, l’article L. 2224-11-4 du code général des collectivités territoriales précise que des inventaires détaillés du patrimoine sont à réaliser pour les services en gestion déléguée. Cette disposition est généralisée à l’ensemble des services d’eau potable et d’assainissement, indépendamment de leur mode de gestion. Un décret d’application précisera la définition des échéances de réalisation des premiers inventaires.

Est également instituée l’obligation de définir un programme de travaux d’amélioration des réseaux lorsque les fuites en réseaux apparaissent supérieures à un seuil fixé par département, en fonction des caractéristiques techniques du service.

Si les pertes sont supérieures à ce seuil, un dispositif d’incitation financière est institué par une majoration de la redevance de l’agence de l’eau et l’attribution de primes de résultats après travaux. La majoration de redevance prend fin dès que le rendement des réseaux devient inférieur au seuil défini préalablement.

Protection des captages : petit coup de pouce…
L’article 59 donne la possibilité aux départements de se porter maître d’ouvrage des études de définition et de travaux de mise en œuvre, pour permettre l’achèvement de la mise en place des périmètres de protection de tous les points d’alimentation en eau potable. A ce jour, près de la moitié de points de captage, produisant près de 40 % des volumes d’eau distribuée, n’ont pas de périmètres réglementairement définis.

Un chiffre du aux difficultés rencontrées au plan local pour la mise en oeuvre des procédures de déclaration d’utilité publique, pour la fixation des indemnisations et pour les acquisitions foncières. Pour lever ces difficultés, il est proposé de donner la possibilité au service bénéficiaire du captage de demander au département de réaliser les études de définition et la réalisation des mesures nécessaires (achats fonciers ou indemnisations en particulier) pour la protection du captage. Cette disposition permet au département de mobiliser une équipe spécialisée en ce domaine.

Au total, ce projet de loi devrait être examiné en première lecture à l'Assemblée nationale au mois de mars, l’ambition du gouvernement étant de le faire voter avant l’été. Un calendrier très serré, alors que le Grenelle I ne sera présenté aux sénateurs qu’au mois de février...

Source: revue-ein.com

Le déficit d'eau en période d'étiage de l'Adour pourrait relancer le projet de barrage...


« Il n'y a pas de pénurie d'eau. En 2006 et 2007, les campagnes de soutien de l'Adour se sont achevées avec des réserves de 27 % et 40 % de la capacité totale. On n'a pas épuisé les ressources, les réserves sont importantes. Pourquoi engager cette course folle à la ressource en eau ? » Le ton est donné. Louis Carmouze, président de l'Association intercommunale pour la défense de l'Ousse (Aidot) a réaffirmé, hier, la forte opposition locale à un projet de barrage d'une capacité de 5 millions de m3 dans la vallée de l'Ousse. L'évocation au conseil général par Jean-Claude Duzer, président de l'Institution Adour « d'une actualisation technique et financière du dossier sur le barrage de l'Ousse » n'en finit pas de faire des vagues. Il invoque notamment le déficit chronique de 13 M/m3 sur l'axe Adour.

Les opposants à ce projet, qui noierait une centaine d'hectares de terres agricoles sur les communes d'Aureilhan, d'Orleix et de Boulin, viennent de tous les horizons sociaux et politiques : agriculteurs, militants du PCF et du NPA, militants d'Attac… Ils pensaient l'avoir définitivement coulé après l'avoir repoussé à deux reprises en 1999 et 2006.

« Nous allons recommencer notre travail de mobilisation et projetons d'organiser une réunion publique d'information », souligne Louis Carmouze qui s'appuie sur un argumentaire rodé : en 2006 et 2007, toutes les possibilités de soutien du débit de l'Adour n'ont pas été épuisées, la nappe phréatique de l'Adour n'est pas connue précisément, affirme-t-il.

De même, s'interroge-t-il sur l'extension constante des surfaces irriguées, le manque de précision dans les prélèvements d'eau. Louis Carmouze concentre ses critiques sur le projet initialement prévu : il pointe une digue de 775 m de long pour retenir quatre fois moins d'eau qu'à Gardères et dénonce la surface de 90 hectares pour 5 M/m3 (par rapport aux 110 ha pour 10,8 M/m3 à l'Arrêt-Darré). Enfin, dénonce Louis Carmouze, ce barrage détruirait près de 115 ha de terres agricoles de bonne qualité.

« On nous a demandé, il y a 30 ans, de déménager dans la vallée de l'Ousse, on ne gênait personne. Aujourd'hui, on devrait abandonner. L'agriculture périurbaine a déjà beaucoup de contraintes. Ce barrage, ce serait une véritable menace. Autant qu'on arrête », lâchent Alain Gibaud, Gérard Pointecouteau, Dominique Lagarde et André Mauhourat, agriculteurs à Orleix et Aureilhan.

Au-delà, pour Marcel Cassagne et Michel Sanciaud (Attac 65), ce projet pose « le problème fondamental de la démocratie par rapport à l'eau, bien commun de l'humanité. »

Informations supplémentaires :

AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES GRANDS BARRAGES

L’avantage des grands barrages est qu’ils se prêtent à des aménagements intégrés. L’eau fournit de l’énergie hydroélectrique. C’est une énergie propre, non polluante et gratuite

Les inconvénients

- un coût très cher de ces aménagements. Les grandes firmes gagnent beaucoup d’argent.

- leur effet n’est pas éternel. Ils modifient le milieu. L’accumulation d’alluvions derrière les barrages provoque une perte de leur efficacité.

- un développement de maladies de culture qui sont dans l’eau.

- les barrages ont conduit à la construction de lacs réservoirs d’où un déménagement de population, un déplacement de monuments

- les barrages sont dangereux en cas de tremblement de terre..

Il faudrait y renoncer et faire de la petite irrigation. Dans des conditions de besoin, les grands barrage sont la seule solution. Dans le sud de l’Inde ? on multiplié les petits barrages, les canaux. Ce sont les grands barrages qui ont permis le bond en avant.

Des travaux d’entretien sont nécessaires avec le curage des barrages qui vaut la peine, le reboisement en amont pour freiner l’alluvionnement.

La maladie comme la bilharziose véhiculée par l’eau. Elle s’est répandue en Egypte par le fait que les paysans égyptiens marchent pieds nus. Cela a entraîné une généralisation de cette maladie. Il faut y remédier en les faisant chausser de bottes.

Les déplacements de population sont massifs. en Chine .On estime à 50 millions de personnes le déplacement de population avec la construction de villes, de routes de barrage. Des drames humains se produisent. C’est vrai mais les grands barrages permettent aussi de vivre. Des problèmes se posent pour la Narbada. Les populations qui sont en amont ne gagnent rien avec la construction du barrage. Ce sont les castes de l’aval qui sont avantagées.

On compte 45 000 grands barrages dans le monde. Les principaux pays équipés sont : la Chine, l’Inde, les Etats-Unis . la France se situe loin dans le classement. Les catastrophes restent limitées mais le problème du risque se pose...

Sources: ladepeche.fr, ac-orleans-tours.fr

Les consommateurs français boudent de plus en plus l'eau en bouteille

Les ventes d'eau en bouteille, déjà mauvaises en 2007, se sont encore détériorées l'année dernière. Elles ont reculé de 7,3 % en volume et perdu 4,3 % de leur valeur. La baisse du pouvoir d'achat et une certaine conscience écologiste renforcent l'attrait de l'eau du robinet. 5 milliards de bouteilles génèrent en effet 170.000 tonnes d'emballage en plastique.













Autrefois adeptes de l'eau en bouteille, les Français boudent de plus en plus ce produit. Après un recul de 6,5 % en 2007, les ventes en volume ont plongé de 7,3 % l'année dernière, à 4,8 milliards de litres, selon les données d'ACNielsen. Le chiffre d'affaires de ce secteur, lui, a diminué de 4,3 % seulement, à 1,5 milliard d'euros, car les industriels ont augmenté les prix pour limiter la casse.

Toutes les entreprises pâtissent du recul de la consommation, qu'il s'agisse de poids lourds internationaux, tels que Nestlé et Danone ou de l'entreprise familiale Neptune, notamment connue pour les marques Cristaline (leader, avec une bouteille vendue sur quatre), Chateldon et Vichy Saint-Yorre.

Le groupe Danone, dont la marque Evian a gagné un point de part de marché en cumul ces deux dernières années, accuse une baisse de ses ventes de 6 %, tant en volume qu'en chiffre d'affaires. Cristaline, malgré son petit prix (18 centimes), a perdu 4,5 %. Nestlé Waters est la seule branche en recul du leader mondial de l'agroalimentaire.

Pour tenter de regagner la confiance des consommateurs, les industriels rivalisent d'arguments sur les vertus de l'eau en bouteille.
Action positive sur le corps

« Personne autant que les producteurs d'eau minérale n'a intérêt à protéger son environnement », argue Danone, qui rappelle qu'Evian, 100 % naturelle, est recommandée par les médecins pour les bébés. Vichy Saint-Yorre et Célestin revendiquent leur minéralité et leur action positive sur le corps. Et rappellent que le plastique des bouteilles est recyclé, pour déculpabiliser le consommateur.

Les campagnes de communication orchestrées en 2007 par certains syndicats en faveur de l'eau du robinet, dont le Syndicat des eaux d'Ile-de-France, ont provoqué de gros dégâts sur le marché. Ils stigmatisaient le prix de l'eau en bouteille.

La baisse du pouvoir d'achat n'a fait qu'accentuer le mouvement. « Quand on doit réduire ses dépenses, il est plus facile de remplacer l'eau en bouteille par celle du robinet que de renoncer à certains autres achats », souligne-t-on chez Danone.
Déclin des eaux aromatisées

En prime, le consommateur qui privilégie l'eau du robinet, à défaut d'avoir une véritable conscience écologique, peut se targuer de contribuer à réduire les déchets ménagers. L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) rappelle que 5 milliards de bouteilles génèrent 170.000 tonnes d'emballage en plastique et fait valoir que chacun peut, au travers de ses choix quotidiens, réduire la pollution.

Toutes les eaux souffrent du marasme économique ambiant, mais pas au même degré. Le plongeon le plus spectaculaire (- 22 %) concerne les eaux aromatisées lancées ces dernières années par plusieurs sociétés pour diversifier le marché de l'eau et accroître leurs marges. Leur prix élevé les a visiblement pénalisées. Les eaux plates minérales, dont la chute atteint 9,3 % en volume, sont elles aussi très touchées. Les eaux de source, moins chères, sont un peu moins lourdement affectées (- 6,4 %).

Dans ce paysage sinistré, les eaux gazeuses font presque figure d'îlot de prospérité, en limitant le recul des ventes à 1,6 % en volume.

Source: Lesecho.fr

La publicité des pesticides pour particuliers bientôt interdite !

Le Conseil des Ministres a adopté le mercredi 7 janvier le projet de loi Grenelle 2. L'article 40 de ce projet vise à interdire la publicité en faveur des pesticides utilisés par les particuliers. Une mesure jugée très positive par Eau & Rivières de Bretagne qui demande également l'interdiction de leur vente en libre service.

Les pesticides utilisés par les jardiniers amateurs pour désherber cours, allées et jardins, contribuent incontestablement à la pollution des eaux comme le démontrent les campagnes de mesures : ainsi en France, le dernier bilan réalisé sur l'année 2005 par l'IFEN, met en évidence la présence de l'Ampa, du Diuron, et du Glyphosate, dans 56, 34 et 31 % des points de mesure ; en Bretagne, dans 40 % des eaux superficielles analysées, le glyphosate et l'Ampa dépassent le seuil de concentration de 0,1 µg/l.

Malgré cette importante contamination des eaux, de vastes campagnes promotionnelles ont encouragé ces dernières années l'usage de ces produits par les particuliers. Cette déferlante publicitaire, banalise l'utilisation de produits dangereux pour l'environnement et la santé publique, et parfois même discrédite les méthodes de désherbage non chimiques. Elle contrarie les efforts engagés, notamment en Bretagne, par les associations et les collectivités pour informer le public et réduire l'usage des pesticides, afin de restaurer la qualité des eaux et de préserver la biodiversité des milieux aquatiques.

Pour mettre fin à cette incohérence, Eau & Rivières de Bretagne et les associations de consommateurs ont mené ces dernières années de multiples actions : réalisation d'enquêtes dans les lieux de distribution, procès à l'encontre des firmes pratiquant des publicités mensongères, interventions nombreuses auprès des parlementaires et des ministères concernés pour que soient interdites ces campagnes publicitaires.

Le ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire, vient de reprendre cette demande à son compte puisque cette interdiction est intégrée au projet de loi Grenelle 2 (article 40) adopté le mercredi 7 janvier au Conseil des ministres.

Eau & Rivières de Bretagne félicite le gouvernement d'avoir adopté cette mesure. C'est une très bonne nouvelle pour la reconquête de l'eau et l'efficacité des politiques environnementales. Reste à la compléter en interdisant la vente de ces pesticides en libre service, et à engager des efforts identiques pour les pesticides utilisés par les professionnels (paysagistes, horticulture, agriculture). ■




Eau et Rivières est une association loi 1901, créée en 1969 par des pêcheurs de saumon et des naturalistes inquiets de la disparition de ce magnifique poisson des rivières bretonnes. Elle s'appelait alors : Association Pour la Protection du Saumon en Bretagne (A.P.P.S.B.). Devenue par la suite “Eau et Rivières de Bretagne”, l'association a élargi son action et sa réflexion à l'ensemble des problèmes de gestion et de protection de l'eau et des milieux naturels.


Source: Eau et Rivières de Bretagne

Le XIIIème Congrès Mondial de l'Eau

Le XIIIème Congrès Mondial de l’Eau à Montpellier Organisé sous l'égide de l’IWRA, le XIIIème Congrès mondial de l’Eau s’est tenu du 1er au 4 septembre 2008 à Montpellier sur le thème « changements globaux et ressources en eau, face à des pressions toujours plus nombreuses et diversifiées ». Voici une vidéo l'illustrant.




© www.canal.ird.fr
Réalisation : Luc Markiw
Traduction : Anastasia Ivannikova, Tom Soo, Marie Mojaisky
Prise de vue, montage, habillage sonore: Luc Markiw
Crédits photos : Luc Markiw, Base INDIGO IRD
Date : Novembre 2008
Durée 4'45